Les fibres constituent une fraction particulière des glucides qui n’est pas digérée par les propres enzymes digestives du chien et du chat [1]. Leur fraction fermentescible est toutefois dégradée par les bactéries intestinales en acides gras à chaîne courte (AGCC), ce qui explique que les fibres fournissent une certaine petite quantité d’énergie (généralement moins de 5 % du besoin), et le butyrate est en fait le carburant principal des cellules tapissant le gros intestin [4]. Au-delà de cela, elles remplissent une fonction mécanique et prébiotique dans l’organisme. Elles agissent comme une brosse qui nettoie les intestins, donnent aux selles le volume et la lubrification appropriés, et servent aussi de nourriture à la flore intestinale bénéfique (microbiome) [2]. Bien que les chats sauvages en consomment en quantités minimes (principalement à partir du pelage, des plumes ou des carapaces chitineuses des insectes), chez les chiens domestiques un complément de fibres bien choisi régule excellemment le fonctionnement du tube digestif.
Où les trouver : Légumes, fruits et téguments de psyllium.
Carence : Entraîne un ralentissement du péristaltisme intestinal. Les selles deviennent très sèches, dures et difficiles à évacuer, provoquant une constipation douloureuse. De plus, un volume de fèces trop faible et trop compacté empêche l’animal de vider naturellement les glandes anales lors de la défécation, ce qui est la principale cause de leur engorgement et du développement d’une inflammation.
Excès : Les fibres agissent dans les intestins comme une éponge. S’il y en a trop, elles accélèrent drastiquement le transit intestinal et fixent trop d’eau. Cela se traduit par des ballonnements, des gaz et des selles abondantes et molles (les fameuses « bouses de vache »). Le plus dangereux est cependant le phénomène de blocage de l’absorption : un excès de fibres alimentaires agit comme du papier tue-mouches qui fixe des nutriments clés — notamment la taurine et des minéraux comme le zinc, le fer et le calcium — de sorte qu’ils ne sont pas absorbés et sont excrétés de l’organisme [2][3].
Sources
- National Research Council (NRC) (2006). Nutrient Requirements of Dogs and Cats — brak ustalonego minimalnego zapotrzebowania na błonnik. National Academies Press. https://nap.nationalacademies.org/catalog/10668/nutrient-requirements-of-dogs-and-cats
- Hand MS, Thatcher CD, Remillard RL, Roudebush P, Novotny BJ (2010). Small Animal Clinical Nutrition, 5th Edition — typy błonnika, fermentacja do SCFA i wpływ na wchłanianie minerałów. https://www.markmorrisinstitute.org/sacn5.html
- McCauley SR, Clark SD, Quest BW, Streeter RM, Oxford EM (2020). Review of canine dilated cardiomyopathy in the wake of diet-associated concerns — wysoki udział błonnika a bilans tauryny u psów. J Anim Sci 98(6):skaa155. https://doi.org/10.1093/jas/skaa155
- Dietary Fiber: Optimizing Gastrointestinal Health (proceedings). dvm360 — fermentacja błonnika do SCFA i ich udział energetyczny; maślan jako paliwo kolonocytów. https://www.dvm360.com/view/dietary-fiber-optimizing-gastrointestinal-health-proceedings