Le potassium est le principal cation intracellulaire ; il est indispensable au maintien du potentiel de repos normal de la membrane cellulaire [1]. Il se trouve principalement à l’intérieur des cellules, tandis que son partenaire — le sodium — domine à l’extérieur. Leur coopération (la « pompe sodium-potassium ») génère les impulsions électriques de l’organisme. Le potassium permet ainsi la contraction normale de tous les muscles (y compris le muscle cardiaque), la conduction nerveuse et le maintien de l’équilibre hydrique et acido-basique [2]. En cas de carence en potassium (hypokaliémie), le potentiel de repos des membranes devient plus négatif, ce qui entraîne une faiblesse musculaire, des anomalies de l’activité cardiaque visibles à l’ECG et une arythmie [1].
Sources alimentaires : Viande musculaire (bœuf, porc, volaille, poissons : saumon, truite, cabillaud) et abats. En complément : patates douces (toujours cuites), courge, courgette, carotte, épinards, bananes (comme friandise). Dans une ration ménagère équilibrée, aucune supplémentation supplémentaire en potassium n’est utilisée [2].
Carence : Dans une alimentation BARF où la viande et les abats sont naturellement très riches en potassium, les carences alimentaires n’existent pratiquement pas chez les chiens et les chats en bonne santé. On distingue la carence totale de l’organisme en potassium et la carence extracellulaire (ou plasmatique) [1]. La première résulte d’une perte excessive de potassium par le tube digestif et les reins (diarrhées chroniques, vomissements, diurétiques, et surtout insuffisance rénale chronique chez le chat) [3] [4]. Il n’y a souvent aucun signe clinique ; une faiblesse musculaire, une polyurie et une polydipsie peuvent parfois apparaître. Les recommandations de supplémentation ne sont que des indications. En raison de l’incohérence entre la concentration intracellulaire de potassium et sa concentration plasmatique, son taux doit être contrôlé régulièrement [1].
Excès : Chez les animaux sains, l’excédent de potassium provenant d’une alimentation carnée est continuellement éliminé dans les urines ; une intoxication alimentaire par cet élément ne se produit donc pas [4].
Sources
- DiFazio, J. (2018). Potassium supplementation. W K. J. Drobatz, K. Hopper, E. Rozanski, & D. C. Silverstein (Red.), Textbook of Small Animal Emergency Medicine (rozdz. 173, s. 1136–1139). Wiley-Blackwell. https://doi.org/10.1002/9781119028994.ch173
- National Research Council (2006). Nutrient Requirements of Dogs and Cats. National Academies Press. https://nap.nationalacademies.org/catalog/10668/nutrient-requirements-of-dogs-and-cats
- Dow SW, LeCouteur RA, Fettman MJ, Spurgeon TL (1987). Potassium depletion in cats: hypokalemic polymyopathy. JAVMA 191(12). https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3693009/
- MSD (Merck) Veterinary Manual. Overview of Disorders of Potassium Metabolism in Animals. https://www.msdvetmanual.com/metabolic-disorders/disorders-of-potassium-metabolism/overview-of-disorders-of-potassium-metabolism-in-animals